La paréidolie, une beauté en passant
La pareidolie — l’image accidentelle, cette « beauté en passant », comme je l’appelle, cette image qui traîne — nous met au défi, l’air de rien, d’outrepasser sa fragilité subtile, son inclination à disparaître et son instabilité, afin d’en rendre compte telle qu’elle n’existe pas dans la réalité.
Dans un rapport presque inversé, comme face à un miroir, elle semble nous dire : « Montre-moi ce que je ne serai bientôt plus. » Ainsi, elle éveille notre esprit et travaille notre pouvoir d’invention.
Le regard transforme l’intuition
En effet, le regard ne doit pas reproduire mécaniquement ce qu’il voit. Il transforme une intuition confuse en un signal, puis ce signal en une certitude que valident la fuite du regard et son retour.
C’est-à-dire que nous nous éloignons, puis revenons au même point. Tout se joue parfois en quelques instants : l’éloignement et le retour, la disparition et le visible, réunis dans une forme qui attend qu’on lui découvre un monde.
La paréidolie à l’intersection de deux mondes
En revenant au tableau, si la paréidolie garde une position intermédiaire, à demi-monde, à cheval entre le nôtre et le sien, c’est qu’elle se tient encore à l’intersection.
Comme un pied dans la porte qui sépare nos univers, elle sait, tout comme moi, que nos mondes se nourrissent des mêmes formes incertaines, mais persistantes.
De l’intuition vacillante à la certitude
La forme perçue, retrouvée et renouvelée navigue alors de l’intuition vacillante à la certitude, forte comme un vieux chêne qui, pourtant, cède plus vite qu’un roseau qui penche.
Cependant, si l’image disparaît un instant, puis revient dans les mêmes contours, elle résiste alors peu à peu davantage au doute.
Le temps patient de la paréidolie
Pour dialoguer avec les mondes qu’elle contient, il faut donc d’abord du temps. Un temps patient, qui accepte de faire demi-tour : partir d’ici vers là-bas, puis revenir.
En résumé, si la pareidolie se retrouve dans le même état, avec les mêmes dispositions à l’égard de l’œil, c’est que celui-ci n’en finit plus de la voir être et ne pas être, alternativement, depuis des temps sans fin.
Une autorisation de peindre : la pareidolie
À force de retours, cette perception devient presque une science : un fait, une présence et, finalement, une autorisation.


Peinture paréidolique au visage caché – La Maison rouge
La Maison rouge au visage caché est une peinture pareidolique de fredJeanGil. Dans ce paysage coloré, une maison rouge attire le regard tandis qu’un visage secret apparaît peu à peu dans le chemin, la flaque bleue, les traces jaunes et le ciel clair.

Le Village Marin — peinture pareidolique rouge
Le Village Marin est une peinture construite autour d’un surgissement très simple : une grande masse rouge, presque terreuse, traversée par des traces blanches qui font apparaître peu à peu une côte, un chemin, quelques maisons et peut-être un petit village au bord de l’eau. La toile repose sur un contraste fort entre le rouge…

Glacier Abandonné au bord de la mer — peinture à l’huile pareidolie
Peinture à l’huile pareidolie de fredJeanGil : un bord de mer avec bateau, côte, glacier abandonné, marches vers un jardin et deux visages bleus dans le ciel.

Le Soleil-Éléphant au bord de la falaise — peinture à l’huile pareidolie 30×40 cm
Peinture à l’huile pareidolie de fredJeanGil : une falaise face à une mer verte du Nord, une roue au bord du vide et un soleil qui prend la forme d’un éléphant.

La Falaise Habitée — peinture à l’huile pareidolique
Un paysage intérieur au bord du vide La Falaise Habitée est une peinture à l’huile pareidolique construite comme un paysage intérieur. On y distingue une falaise haute, presque verticale, surmontée de petites maisons aux toits rouges. Sur le côté, le bleu intense évoque la mer ou le ciel, tandis qu’un escalier rouge descend le long…

La Chapelle Rouge — peinture à l’huile pareidolie 20 × 30 cm
Peinture à l’huile pareidolie 20 × 30 cm : un bateau rouge surgit d’une mer agitée sous un ciel rouge intense, entre chapelle, apparition et traversée intérieure.

Tableau pareidolique – Belleville de fredJeanGil
Dans Belleville, fredJeanGil fait surgir un homme qui fume, le front traversé par deux personnages au bord de l’eau et le crâne entouré par les ailes d’un corbeau. Une peinture pareidolique où la ville devient visage, mémoire et apparition.






