Récit-poème · Frédéric Jean Gilles · Préface de Jean Védrines

Si la mer se meurt

Couverture du livre Si la mer se meurt de Frédéric Jean Gilles

Un homme se reconstruit après plusieurs crises psychiques. Vingt ans de pages noircies pour faire taire les voix et retrouver la sienne, réunies en un récit-poème paru aux Cahiers de l’Égaré en octobre 2025.

« Patience. Rien ne dure. »

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Le livre

Le récit part de 2001, l’année où les voix envahissent tout, et suit un homme jusqu’à une vie réconciliée. Entre les deux : les hôpitaux, la fac de Lettres à Cergy, Rome, Paris, Londres, Toulouse, les amours et les ruptures, les élans mystiques, la musique, et enfin un départ vers un atelier où l’on peint, ponce et assemble.

Le livre alterne deux langues. D’un côté, les comptes rendus médicaux, froids, qui classent et évaluent. De l’autre, les fragments poétiques qui leur répondent et disent ce que le dossier ne dit pas. Ni journal, ni témoignage classique : une écriture depuis la faille, pour rester debout.

En neuf parties : 2001 : voix, venin et vertige · Le théâtre du chaos · Un écho qui dévore · Respirer, encore · Les chuchotements du néant · La mémoire des silences · Un feu froid sous le crâne · L’assaut et la promesse · De l’ombre à la lumière, une vie réconciliée.

Extraits

Je me retranche dans ma citadelle intérieure.
J’écris pour ne pas sombrer.

Et puisque tout passe —
alors que cela passe avec sens.

La préface : « Naissance d’un poète »

On ne ressort jamais indemne d’un grand livre.

Jean Védrines lit le livre comme la traversée d’un enfer « avec ses cercles », dont l’auteur, comme Virgile et Dante, a su sortir. Il le rapproche de Michaux, de Jaccottet et de Michel Chaillou, et salue un texte écrit « à l’aune de la vérité », qui se méfie de tous les verdicts.

Un tel texte n’a pas besoin de préface. Sauf pour dire par avance l’admiration que, forcément, il va susciter.

Jean Védrines, préface de Si la mer se meurt

L’auteur

Frédéric Jean Gilles, FredJeanGil, est peintre, photographe et écrivain. Il vit à Maurs, dans le Cantal. Sa peinture à l’huile travaille la paréidolie : des visages et des figures qui surgissent des paysages. Si la mer se meurt est son premier livre publié.

À propos · Peintures · Écrits

Le préfacier

Jean Védrines, romancier né à Montluçon en 1955, signe la préface. Il est notamment l’auteur de Âge d’or (2019) et de L’Enfant rouge (2023).

L’éditeur

Les Cahiers de l’Égaré, maison indépendante fondée en 1988 au Revest (Var) et dirigée par Jean-Claude Grosse. L’éditeur a choisi de publier le texte après l’avoir entendu lu par l’auteur, le 15 avril 2025, à la Maison des Comoni au Revest.

Écouter : l’entretien sur Aligre FM

Dans Au fil des pages, le podcast d’Aligre FM, Nadia Ettayeb reçoit Frédéric Jean Gilles pour « Écrire depuis un gouffre ». Plus d’une heure d’échange sur le livre, les voix, et l’écriture comme moyen de reprendre la parole. Diffusé le 29 novembre 2025.

Page de l’émission sur Aligre FM

Voir : lecture publique

La fin du texte, lue en direct par l’auteur lors de la soirée « Handicaps, schizophrénie et création artistique » du 15 avril 2025 au Revest.

Aussi : le livre présenté en une minute par Jean-Claude Grosse (Facebook) · la page du livre sur le blog des Cahiers de l’Égaré

Fiche du livre

Récit-poème · Les Cahiers de l’Égaré · parution le 15 octobre 2025 · 176 pages · 5 illustrations · 13,5 × 20,5 cm · ISBN 978-2-35502-164-0

15 € en retrait sur place, 23 € avec l’envoi postal. Aussi disponible sur commande en librairie avec l’ISBN.

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